Le  Ca  scribouillard /

dernière mise à jour le 23 juin 2021

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/ l'OuLiPo:

     C'est une tentative d'exploration méthodique des potentialités de la littérature et plus généralement de la langue. Unissant à l'origine des écrivains, mathématiciens, poètes et logiciens, l'Oulipo vise à assembler et réassembler les lettres et les mots, à la manière des images recomposées, selon des formes, des structures, des contraintes nouvelles afin de produire des oeuvres originales.

      " Le but de la littérature potentielle est de fournir aux écrivains futurs des techniques nouvelles qui puissent réserver l'inspiration de leur affectivité. D'où la nécessité d'une certaine liberté. Il y a 9 ou 10 siècles, quand un littérateur potentiel a proposé la forme du sonnet, il a laissé, à travers certains procédés mécaniques, la possibilité d'un choix. (...) La lipo analytique recherche des possibilités qui se trouvent chez certains auteurs sans qu'ils y aient pensé. La lipo synthétique constitue la grande mission de l'Oulipo, il s'agit d'ouvrir de nouvelles possibilités inconnues des anciens auteurs."

propos de François Le Lyonnais, 1961

En 2020 lors du confinement dû à la pandémie du Coronavirus Covid-19 les membres du Café littéraire luxovien jouent à résoudre un casse-tête proposé sur Internet :

Petit exercice spécial orthos
pour maintenir neurones et phonologie au top

Dans le texte ci-dessous se cachent les noms de trente écrivains de notre belle langue française :


Confiné, il racontait ce qu'il ferait une fois libre, d'ici un mois, dans ces eaux-là.
Ce moment semble si dur à surmonter... Mais les mots, lierre de la pensée permettent de s'évader un moment, de laisser fuir des maux passants.
Près de la fontaine dont les flots bercent l'oreille distraite, des oiseaux volent, terre et racines semblent endormies.
Les oiseaux sont là, souverains, beaux, jeunes encore.
Une tribu goguenarde qui boit l'eau et la bénédiction du soleil qui couvre leur air novice.
Le rabot de l'air ne les épuise pas : ils n'en font cas, mus par la douceur du jour.
Mus, c'est le mot mais sans le mouvement, ils se posent, l'arbre vert ne bouge presque pas.
Du mât naturel ils regardent au loin, plus ou moins anges, peu ou prou statues.
Braves bêtes, la becquée te les rends grands, mais où est le bec aujourd'hui ?
Le héros poursuit son chemin rêvé, les ronces ardentes frôlent ses pieds.
Il avance doucement cherchant une aire blonde, brune, rousse au hasard.
Il a beau voir toute cette splendeur, il ne s'y trompe pas.
Il a beau marcher par l'esprit, il ne bouge pas, en réalité pas.
C'est la force des poètes, se promener sans mouvement, sans de grands efforts.
Voir la vie en beau malgré tout, malgré les épreuves.
L'esprit est une gare : y passe mille idées qui s'enfuient et nous entraînent.
Toujours l'art a gonflé cette voile humaine, cette force : tenir bon jusqu'au prochain voyage.
Trouver le corrigé en bas de page

Les membres du Café littéraire luxovien jouent à écrire sous contrainte en 2020 lors du confinement dû à la pandémie du Coronavirus Covid-19 :

Marie-Françoise :

Confiteor confus

Je vous confie ce qu'on fit confinés : inconfiants on consomma du confit d'oie, de la confiote ou confiture, et des fruits confits, on se confit en confiseries pas confisquées. Configuration, je vous le confirme, qui fit qu'on grossit et se trouva fort déconfits quand le déconfinement fut venu. Ce qu'on fut c.. finalement !

Les membres du Café littéraire luxovien jouent à écrire sous contrainte, chaque année avec les dix mots de la langue française qu'ils incluent dans un texte.

En 2004, au hasard ils ont pris quatre mots dans le dictionnaire, ont choisi pour chacun le premier mot de même rime qui venait à l'esprit:

clairon ----- potiron
folie ----- phobie
gourmette ----- moquette
investir ----- rougir

Puis chaque personne a concocté un petit texte en vers libres utilisant obligatoirement ces mots, et les plaçant en bout de ligne de manière à obtenir des bouts rimés :

Danièle Auberjet :

Sur une moquette
Se trouvait une gourmette.
Quelle folie
Et quelle phobie
Se dirent le clairon
et le potiron
Nous allons investir
Et ceci sans rougir 

 

Jutta Amant :

Au son du clairon
sa phobie
sa folie
il tombe sur la moquette
et retrouve sa gourmette
sans rougir
il peut s'investir
à cuire son potiron

 

Monique Litzler :

Au son du clairon
Est servi le potage au potiron
bien sûr c'est folie
sur une blanche moquette
je dois rougir
de cette nouvelle phobie
en plus, de la gourmette
je dois m'arrêter d'investir

 

Valérie Titon :

Allongée sur la moquette,
Je regardais ma gourmette,
Ce qui me faisait bien rougir
Car j'avais osé investir
Malgré mon insistante phobie
Dans cette effroyable folie,
Et je soufflai dans un clairon,
Goûtant ma soupe au potiron.

 

Marie-Françoise :

Denis au régiment jouait de son clairon,
Pourtant à la campagne plantait des potirons.
Que les autres le sachent était sa grande phobie !
Et pour qu'ils l'ignorent aurait fait des folies.
Ainsi, pour faire croire qu'il vendait des gourmettes,
Sortit toutes ses économies de dessous la moquette
Et alla investir
Dans une acquisition, qui ne le ferait plus rougir.

 

Corrigé : A PROPOS DU CONFINEMENT , Le "compte" est-il bon ?
Dans le texte se cachent les noms de trente écrivains de notre belle langue française.

Confiné, il racontait ce qu'il ferait une fois libre, d'ici un mois, dans ces eaux-là. Zola
Ce moment semble si dur à surmonter....Duras
Mais les mots, lierre de la pensée permettent de s'évader un moment, de laisser fuir des maux passants. Molière, Maupassant
Près de la fontaine dont les flots bercent l'oreille distraite, des oiseaux volent, terre et racines semblent endormies. La Fontaine, Flaubert, Voltaire, Racine
Les oiseaux sont là, souverains, beaux, jeunes encore. Rimbaud
Une tribu goguenarde qui boit l'eau et la bénédiction du soleil qui couvre leur air novice. Hugo, Boileau, Labbé, Ernaux
Le rabot de l'air ne les épuise pas : ils n'en font cas, mus par la douceur du jour. Baudelaire, Camus
Mus, c'est le mot mais sans le mouvement, ils se posent, l'arbre vert ne bouge presque pas. Musset, Verne
Du mât naturel ils regardent au loin, plus ou moins anges, peu ou prou statues. Dumas, Proust
Braves bêtes, la becquée te les rends grands, mais où est le bec aujourd'hui ? Beckett
(? irlandais langue d'écriture principalement française et anglaise), Teulé, Houellebecq

Le héros poursuit son chemin rêvé, les ronces ardentes frôlent ses pieds. Ronsard (il y aurait Dante, mais il est italien)
Il avance doucement cherchant une aire blonde, brune, rousse au hasard. Rousseau
Il a beau voir toute cette splendeur, il ne s'y trompe pas. Beauvoir
Il a beau marcher par l'esprit, il ne bouge pas, en réalité pas. Beaumarché
C'est la force des poètes, se promener sans mouvement, sans de grands efforts. Say
(? économiste, écrivain, industriel, journaliste, traducteur), Fort, Poe (? bien qu'auteur américain, il a d'abord été reconnu et défendu par des auteurs français, Baudelaire et Mallarmé en tête), Sand,
Voir la vie en  beau malgré tout, malgré les épreuves. Vian
L'esprit est une gare : y passe mille idées qui s'enfuient et nous entraînent. Gary, Mille ? et Milly?
(peu connus)
Toujours l'art a gonflé cette voile humaine, cette force : tenir bon jusqu'au prochain voyage. Aragon

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